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PIANO ET HARPE. La halle des Chartrons accueille à partir d'aujourd'hui un festival autour des deux instruments
En famille et entre amis

- Le trio Krankspieler, qui regroupe les organisateurs du festival, Maria Luisa Marcellaro La Franca et Emmanuel Lahoz, et le vibraphoniste Mathieu Ben Hassen, ouvre les festivités ce soir. (photo dr)
Bien que fils de Rodolfo Lahoz, guitariste et chef de choeur né en Argentine, Emmanuel Lahoz a choisi la harpe. Médaille d'or du Conservatoire de Bordeaux, il est allé se perfectionner à Zurich auprès de Catherine Michel, soliste de l'Opéra de Paris, et à Bâle auprès de Sarah O'Brien, soliste du Philharmonique de Munich. C'est en Suisse qu'il a rencontré son épouse, la pianiste sicilienne Maria Luisa Marcellaro La Franca, compositrice qui a créé en novembre une « Cantate pour la mort de Falcone et Borsellino ».
Revenu dans la région natale où Monsieur enseigne son instrument, le jeune couple dynamique a voulu créer son festival, autour du piano et de la harpe bien sûr ! La première édition a eu lieu en juillet 2008. La deuxième se tient cette semaine, en attendant un rythme annuel si les soutiens se rajoutent.
Ce soir, la soirée d'ouverture sera donnée par le trio Krankspieler formé par le couple et le brillant percussionniste Mathieu Ben Hassen au vibraphone. Lui aussi est compositeur et son Requiem avait connu un grand succès en 2005. Le trio porte bien son nom allemand, « les joueurs fous » : il passe sans crier gare de Mendelssohn à Duke Ellington, du sirtaki au tango et de la musique irlandaise à la musique brésilienne…
Rire et émotions
Demain jeudi, cinq très jeunes harpistes et autant de jeunes pianistes girondins, sévèrement sélectionnés tout au long de l'année par Maria Luisa, feront leur premier concert payant : on parle beaucoup d'un petit Guillaume de 10 ans qui ne s'arrêtera pas là ! Vendredi, pas de harpe, mais agitation de zygomatiques avec un duo pianistique humoristique, Les Voisins de piano, composé de Fred Lasnier et Alain Barrabès.
Samedi, en clôture, on entendra deux solistes prestigieux : Hervé N'Kaoua, qui enseigne le piano au Conservatoire de Bordeaux (mais aussi au Supérieur de Lyon) et qu'on entend régulièrement : après le Concerto de Schumann avec l'Ensemble orchestral de Bordeaux la semaine dernière et avant le 2e de Rachmaninov le 20 février avec l'Harmonie municipale, il interprétera le bouleversant n° 20 en ré mineur de Mozart. Quant au Breton Nikolaz Cadoret, il est moins connu, mais après une carrière de harpiste celtique il a pris une place importante dans le monde de la harpe classique. Disciple de Xavier de Maistre à Hambourg, il est devenu soliste à l'Opéra-comique de Berlin. Il donnera sa version des deux Danses, sacrée et profane, de Debussy, après celle de Lucie Marical avec l'ONBA en novembre. Tous deux seront accompagnés par l'orchestre d'amateurs Molto Assai dirigé par le non moins jeune et prometteur Jonathan Raspiengas-Grethen.
Et comme tout le monde est artiste dans la famille Lahoz, on pourra aussi admirer tous les jours les pastels de la mère Anne d'Aressy et les céramiques du petit frère Léonard, au milieu d'objets de design et de mobilier signés « Enfaz », deux jeunes créateurs qui ne sont pas de la famille, mais famille et amis ne sont pas inconciliables !
Ce soir à samedi à 20 heures à la Halle des Chartrons à Bordeaux. De 8 à 18 ? (pass à 40 ?). 05 56 48 16 04 et www.festivalautourdupiano.unblog.fr








